lundi 29 juillet 2013

Retour culturel sur Los Angeles

  Retour Los Angeles- du 21 juin au 24 juin, environ 320 miles (514 km)

Retour à LA quelques jours avant de décoller pour le Canada. Il y a encore pas mal à découvrir dans cette ville immense ! Tout d’abord le Getty Center. Perché sur une colline surplombant Los Angeles (sous le brouillard de pollution malheureusement), ce musée est incroyable : six bâtiments, couvrant une surface de 88 200 m² et créé par un célèbre architecte. 
Le musée comprend des expositions de sculptures et d'art classique, de peintures européennes, de dessins, manuscrits, arts décoratifs et autres photographies, le tout s’étalant du 17ème au 20ème siècle.
On pourra y admirer, entre autres, certaines œuvres de Cézanne, Renoir, Monet, Gauguin, Munch et plus particulièrement le célèbre tableau de Van Gogh « les Iris », ou une sculpture en bronze de Magritte, et même une œuvre de Rodin.
J’ai également beaucoup aimé l’exposition sur les enluminures, manuscrits faits sur des peaux de bêtes, avec ses magnifiques lettrines et dessins datant de 1200 à 1350. La minutie des détails est impressionnante.
Le lendemain, c’est une grosse journée : le musée des sciences, puis le musée d’art contemporain (MOCA) et un tour dans le downtown de Los Angeles, avec son marché et son funiculaire.


Le California ScienCenter  (gratuit, comme beaucoup de musées ici) est immense : il y en a pour tous les goûts. Des expositions faites dans le but de faire comprendre les liens entre science et technologie et leurs applications quotidiennes. Nous nous amuserons entre autres à toucher des étoiles de mer, simuler un tremblement de terre ou encore faire de la musique d’un coin à un autre de la pièce. C’est aussi là ou est installée la navette Endeavour depuis septembre 2012, après avoir été transportée dans les rues de Los Angeles. On a pu admirer une expo concernant ce transport hors du commun dans le science center. C’était assez fou. 

Ensuite direction downtown et un musée : le « MOCA », qui est dédié aux arts graphiques des années 1940 à nos jours. L’architecture du musée est surprenante, avec ses formes géométriques bizarres. On est tout de suite dans l’ambiance quand devant l’entrée on aperçoit une gigantesque construction faite de morceaux d’avion, et d’un squelette qui se regarde dans une glace. Mais l’intérieur est également surprenant. Quelques choix marquants : un tableau fait d’innombrable petits grains de caviars, et un nombre inscrit a coté de chaque grain, afin de les compter (voir photo plus bas).
Ou encore une maison faite de … tranches de pains (voir photo plus bas).
Le Grand Central Market est le plus ancien et le plus grand marché de la ville. Maintenant on vient surtout pour s’y restaurer de la cuisine du monde pour pas cher.

Sur les conseils de notre ami Phil, le peintre de fresques murales, on fera également un détour par les tours Watts : 8 tours un peu bizarres, construite par Simon Rodia entre 1921 et 1954. Elle sont faite de câbles d’acier, de ciment et d’objets divers pour décorer, comme des coquillages, des morceaux de verre et de bouteilles, de faïences, etc… C’est surprenant mais très joli quand on approche pour admirer de plus près cette œuvre d’art.
Voilà, notre trip USA s’achève, il nous faut prendre l’avion demain matin à 6 heures, nous passerons donc une courte nuit à l’aéroport, afin de s’envoler enfin pour notre dernier pays : Le Canada.




En attendant, voilà un résumé de ce qu’on a vu au Etats-Unis, et qui n’est pas comme chez nous :
- On a été très étonné par les gens en général : très polis, courtois et bien élevés. On pensait les américains un peu bourrin et rois du monde, comme on peut en croiser parfois en voyageant : pas du tout. Ils te tiennent la porte, sont toujours prêts à t’aider et à te renseigner. Dans l’avion, chacun attend tranquillement que la personne devant lui soit sortie pour sortir à son tour. Une anecdote en particulier : en attendant l’avion, on était avec tout un groupe d’adolescents américains. Ils ont mis leur papiers et leurs bouteilles un peu partout (pas très étonnant donc à la base, et j’avais fait remarquer à Ju leurs saletés). Au moment de partir, deux filles se sont levées et ont pris le temps de ramasser un à un toutes les cochonneries laissées un peu partout, et quand ils sont partis, tout était net ! J’étais hallucinée.
Bien sur, tout le monde se doute que les fast-foods ici sont omniprésents. Il y a de tout, et en énorme
quantité pour vraiment pas cher : 3 tacos et une boisson (1litre, normal) pour 4,50$. On comprend beaucoup mieux pourquoi il y a autant de problèmes d’obésité. Nous même, en un mois, ne serons pas épargnés.
La route également change ici. Nous en avons fait beaucoup, et du coup avons remarqué pleins de petites différences. Déjà, pour s’engager sur l’autoroute, il y a souvent des feux tricolores, tellement le trafic est abondant.

L'art Caviar
Sur l’autoroute, on peut dépasser autant sur la gauche que sur la droite. Au début, ça fait bizarre, mais on s’habitue vite. Il y beaucoup de pneus éclatés sur les bordures des autoroutes, et ça, c’est moins drôle. Les voitures n’ont pas de plaques minéralogiques devant, et du coup, certains mettent des plaques funky. On s’est également fait arrêtés par un flic, donc je donne le conseil aux prochains visiteurs des Etats-Unis : quand vous voyez une voiture garée sur le bas-coté d’une autoroute, soit par ce qu’elle s’est fait arrêter par la police soit pour toute autre raison, il ne faut pas rester sur la droite, mais se mettre sur la voie de gauche (corridor de sécurité). Vous voilà prévenus ! Ça nous vaudra un bel échange avec un flic de l’Arizona et une photo ! Et tout cela sans amende… Yeh !!!







San Diego et son Zoo



San Diego – Du 15 au 20 juin – environ 120 miles et 155 miles jusqu’à LA (193 et 250km)

Nous voilà à San Diego, dernière ville de notre trip de l’Ouest Américain avant le retour à Los Angeles. San Diego est située à l’extrême Sud-Ouest du pays, à deux pas de la frontière du Mexique. L’hôtel que nous

avons trouvé est situé à Chula Vista, à à peine 10 miles de Tijuana. Mais nous n’irons pas : pas le temps et pas très secur’ là bas nous a-t-on dit (il est même interdit de s’y rendre avec une voiture de location US, c’est dire… !).

Non, on a prévu surtout d’aller au zoo de San Diego : c’est LE must de la ville. Ouvert depuis 1915 et avec plus de 4000 animaux (800 espèces), c’est un des plus grands zoos du monde.

On y passera la journée entière car le parc est immense. On commence dès l’entrée avec un paon qui nous accueille sur son arbre perché. Puis c’est au tour des insectes, des serpents et des reptiles : beurkk, je n’aime vraiment pas ça, mais bon les photos rendent vraiment bien. Non, moi ce que j’aime, c’est les tortues ! Et là, je vais être servi : il y a PLEIN de tortues. Des toutes petites, des aquatiques, des asiatiques, mais aussi des énormes tortues très très vieilles. Dont notre pote Coco la tortue, une bonne grosse bête de 115 ans, rien que ça, qui adore se faire prendre en photo (elle allonge son coup et se lève sur ses deux pattes fièrement). 

On verra aussi des crocos, des flamands roses, des singes, ours blanc, zèbres,  … Comme on ne peut pas tout montrer, voila nos préférés :

Le plus rigolo : l’okapi, un genre de cheval/zèbre/girafe tout mélangé.

Le plus beau : le tigre, majestueux et impressionnant

Le plus mignon : le bébé panda géant (on a vu que lui, c’est pour ça)

Le plus taquin : Le lion, qui nous a pissé dessus (oui pourtant on avait vu l’affiche)

Le plus grand : la girafe, impressionnant quand même, la hauteur de la bête. Et les bébés d’à peine 5 semaines, trop mignon.

On fera également le tour en bus à deux étages (gratuit faut pas pousser !), histoire de voir de l’autre coté des enclos, et d’entendre quelques anecdotes sur les animaux. Après une pause repas bien mérité, c’est reparti tout l’aprèm à découvrir les félins, les éléphants, les girafes, oiseaux, chameaux (dromadaires ?) et j’en passe. On ne verra pas les ours brun, bien trop occupés à faire la sieste, ni le panda géant parti faire un tour. Mais bon, bébé panda était là pour nous heureusement.



Grosse journée, après 6 bonnes heures dans le parc, j’ai mal aux pieds, c’est l’heure de rentrer. C’était vraiment génial de voir autant d’animaux, surtout ceux qu’on n’a pas l’habitude de voir. A faire. 









Ensuite on ira se promener vers le Coronado, au bord de la mer qui est gelée, trop nul ! On passera devant 35 000 marins, soldats…). Bon nous on verra les navires de loin et surtout beaucoup de barbelés.
les installations militaires (base navale, chantier naval pour les sous-marins,…) : San Diego, c’est le port d'attache de la plus grande flotte navale du monde (53 navires, plus de 120 commandements militaires et plus de



C’est parti ensuite pour un petit tour de Old Town, le centre historique de la ville. Le quartier a été baptisé « vieille ville » par opposition à New Town, « ville nouvelle » construite plus tard au bord de l’eau. Cet endroit recrée l’atmosphère de San Diego sous domination mexicaine puis américaine, et on pourra ainsi faire le tour des vieilles carrioles de l’époque, de l’imprimerie, du bar western et même de la fabrication de bonbons. Il y a une vieille école, mais malheureusement elle est fermée et nous ne pourrons pas la visiter.


Puis nous visiterons également le centre ville (la New Town), afin de boire un bon verre de vin, ce qui sera une mission !
Premier bar, on nous demande notre carte d’identité : Ju ne l’a pas… Pas moyen de se faire servir, même avec ma carte, les clés de la voiture ou quoi que ce soit.

Le lendemain, nous allons dans un Sport Bar, afin de voir la final de basket Heat-Spurs, et là Ju à pris son permis de conduire. Ben ça non plus ça marche pas ! On a beau leur montrer la date, leur dire que c’est des papiers officiel : refus catégorique. C’est le passeport ou rien (car ce n’est pas écrit en anglais sur le permis de conduire)… GRrrrrr, oui ça ne rigole pas dans les bars aux Etats-Unis. Du coup Ju fera l’aller-retour à l’hôtel et pourra enfin boire sa bière…



Bon, malgré ça, on va rencontrer des gars bien sympa, dont la plupart sont pour les spurs, ce qui forcement créera une certaine amitié. Ju fera plus particulièrement connaissance avec Danny, la quarantaine, fils de parents italiens immigrés voilà quelques dizaines d’années. C’est sur ses conseils qu’il ira découvrir un joli coin de Whittier connu que des locaux et qui permet d’observer la ville et Los Angeles depuis les hauteurs : jolie rando avec plusieurs chemins bien pentus mais ça valait le coup. On espère que Danny passera par chez nous la prochaine fois qu’il passera par la France…

 

samedi 22 juin 2013

Scenic Road le long de la côte Ouest


En route pour San Diego : Monterey, Carmel, Thousand Oaks, San Diego- du 13 au 15 juin – 309 et 175 miles (497 et 281km)

Ju : "Au programme 750 kilomètres, qu’on décide bizarrement d’un commun accord de faire en plusieurs étapes, puisqu’on veut à tout prix éviter les autoroutes et passer le long de la côte pacifique autant que possible, quitte à mettre deux fois plus de temps à atteindre notre destination : la première partie du trajet est sans réel intérêt, en effet on est un peu dans les terres mais c’est ce qui nous attend par la suite qui vaut le détour !






On arrive dans la ville de Monterey pour manger un morceau, et on nous conseille de passer par une route appelée « 17-mile road », qui offre apparemment  une jolie vue sur l’océan : seul hic, l’accès est payant (mais bon pas excessif c’est 10 dollars) mais on se dit que ça peut valoir le coup. Cette route est donc entourée par l’océan pacifique à l’Est et par des parcours de golf célèbres à l’opposé (notamment Pebble beach). La côte est faite de falaises plutôt escarpées, les vagues sont plutôt massives, les cormorans et les mouettes qui squattent d’immenses blocs de pierre plutôt nombreux. 


 On fera ami-ami avec Tic et Tac (les vrais cette fois-ci, pas ceux de Disney !). C’est quand même à voir, même si un peu plus tard sur la route de San Diego on pourra observer des paysages tout aussi splendides sans avoir à payer ! Reste que certains points de vue sont à couper le souffle, notamment le « lone cypress » (voir photo).


Le lendemain on est vite de retour au volant, et cette fois on ne bougera pas de notre scenic drive chérie, puisqu’on pourra y rouler jusqu’au prochain motel. C’est hyper sinueux mais on va encore en prendre plein les mirettes. Je vous épargne la vue sur les falaises et tout et tout puisque c’est la même chose pendant plus de 4 heures loool



On commence par aller faire un tour au « Julia Pfeiffer state park », où on nous avait recommandé une petite rando débouchant sur une crique apparemment splendide, malheureusement le chemin est inaccessible à ce moment là… tant pis on tente notre chance un peu plus loin, au « Big sur state park », et on aura plus de chance cette fois-ci : après une petite heure de marche, on arrive à une petite cascade d’eau au sommet d’une forêt où on retrouvera nos amis les arbres à gros troncs (on arrive à peine à faire la moitié du tour en s’y mettant à deux !). 

Quelques oiseaux magnifiques sont aussi au rendez-vous, notamment le « California Jay » avec cette robe bleue magnifique. Un moment bien sympa, très au calme puisqu’on ne croisera que quelques autres randonneurs.

On reprend ensuite la route jusqu’à une petite plage où bizarrement pas mal de touristes sont posés : en effet elle est remplie d’éléphants de mer, qui font 4 fois la taille des otaries de SF. Ils sont entassés les uns sur les autres, jouent, poussent des cris flippants et puent comme c’est pas permis. 


Allez, on file jusqu’à que Ségo me dise : « y’a des zèbres au bord de la route ». Comme je l’aime et que je ne veux pas qu’elle se vexe, je m’apprête à lui dire que les zèbres sont dans les zoos, ou en Afrique, mais PAS EN CALIFORNIE… mais je tourne les yeux vers le champ sur notre gauche et bordel oui ! Ce sont bien 3 zèbres qui sont là ! L’explication est simple : à quelques centaines de mètres de là, au sommet de la colline située derrière trône le « Hearst Castle », un palais géant appartenant à un magnat de la presse, William Random Hearst. 



Aujourd’hui transformé en musée pour bourges, il n’est accessible que par navettes et comme ce système nous fait c.. nous n’irons pas. 
Juste pour se rendre compte de la démesure du site :  56 chambres à coucher, 61 salles de bains, 19 salons, 50 hectares de jardins, piscines d'intérieur et extérieure (dont une contient plus d’1 million de litres d’eau beurkkk), courts de tennis, une salle de cinéma, un terrain d'aviation, et le plus grand zoo privé du monde !!! Voilà pour les présentations, et voilà pourquoi les zèbres…


On verra aussi pas mal de surfeurs, kite-surfeurs et autres véliplanchistes s’en donner à cœur joie, puisqu’ici les vagues et le vent sont toujours présents. Voilà on arrive à Thousand Oaks, une petite ville au Nord de Los Angeles. On y passera la nuit avant de terminer le chemin vers San Diego, chemin que nous ferons le lendemain… et oui on y est, à quelques kilomètres de la frontière mexicaine.

La suite au prochain épisode…"





Welcome to San Francisco !



San Francisco – du 10 au 13 juin – 180,55,50 et 161 miles jusqu’à Monterey (290,88, 80 et 260km)

Ju : "Notre road trip se poursuit et nous amène à la découverte d’une autre ville mythique en Californie : San Francisco. On se pose d’abord dans un petit pub à l’entrée de la ville, « l’Up and Under », dédié au rugby, avec au menu une salade « 4 nations » et une petite Guiness pour faire passer tout ça… Comme d’hab’ on commence doucettement en préparant notre découverte de « Frisco », le surnom de SF.




Je ne peux m’empêcher de faire un petit historique de la 4ème agglomération américaine (environ 7 millions de personnes vivent sur la baie), située à quelques encablures de la très technologique Silicon Valley, fief historique de la ruée vers l’or : ici bien sûr on retrouve Chinatown (le plus ancien du pays), le Golden Gate bridge et bien d’autres trésors au fil des différents quartiers qui la composent, mais SF est aussi connue pour sa tolérance envers les « minorités », d’où la présence de quartiers gays et hippies encore aujourd’hui (SF était le berceau des Beatniks, du Flower Power à la fin des années 60).

La ville fut construite par les Espagnols en 1776 mais ne connut un réel développement qu’en 1858 avec la période de la ruée vers l’or. Autre date marquante : le tremblement de terre de 1906 qui détruisit complètement la ville, notamment par le biais d’un gigantesque incendie qui fit rage pendant plus de 3 jours ! La charte de l’ONU fut signée ici également en 1945. Voilà les présentations sont faites on peut rentrer dans NOTRE découverte de SF.



Un des passages obligés de la ville, c’est l’embarcadero, la zone portuaire pour faire simple : comme souvent aux Etats-Unis, c’est devenu un peu chicos, avec tout un tas de magasins, restaurants et autres « tours » pour touristes de tous poils ; mais heureusement les jetées sont restées authentiques, et on peut y dénicher quelques jolies surprises…

C’est le cas du Pier 33 (jetée, ponton) qui a été privatisé par une bande de charmants phoques : ils sont ici chez eux, et passent leur temps à hurler, plonger, se chamailler ou tout simplement se faire dorer la pilule. Ne cherchez plus les stars de SF, elles sont ici !

En continuant notre promenade, on tombe par hasard sur un hangar transformé en musée (The musee Mecanique) et si l’entrée ne paye pas de mine, on hallucine une fois dedans : c’est la mecque des jeux mécaniques en tout genre : vieilles bornes d’arcade, anciennes diseuses de bonne aventure, liseuses de films en mode « frères lumière », machine à bras de fer, etc… l’impression d’être à une fête foraine voilà 100 ans c’est énorme, on adore, on s’éclate ! Nous en profiterons pour faire des photos en noir et blanc dans un vieux photomaton, ça fera un bon souvenir.

Juste à côté, on peut observer quelques navires de guerre, notamment un sous-marin de la NAVY et même
si je ne suis pas fan de la chose, c’est assez impressionnant quand même !

D’ici, on a un joli point de vue sur la prison d’Alcatraz, mais après 2 tentatives infructueuses pour obtenir des billets, on abandonnera l’idée de la visiter, à regrets mais Al Capone ne nous verra pas cette fois-ci… Les billets sont déjà « sold out » sur internet pour les 2 semaines à venir. La dame de la billetterie nous dit que le seul moyen d’avoir encore des billets, c’est d’être à 7h du matin devant la billetterie afin de glaner les quelques tickets qu’il reste le matin. On se lève donc à 5h45 le lendemain, pour être bien à l’heure (on est à ½ heure de la ville)… mais il y a une déjà une queue de 70 personnes ! Elle a donné l’info à tout le monde, dégoutés quoi ! 


Ce sera quand même l’occasion pour moi de faire la rencontre de Camel Meriem, qui était là lui aussi en
vacances avec sa nana (et qui n’aura pas de billets non plus), et d’immortaliser ce petit moment. Pour ceux qui ne le connaissent pas c’est un joueur de foot qui a joué à Sochaux, Bordeaux, Marseille pour les plus connus mais aussi en équipe de France. Bien tranquille et très sympa le bonhomme, j’aime le joueur en tout cas !
 
La veille, on était allé faire un tour à Sausalito, une ville unique où on peut observer des maisons flottantes
(houseboats), construites par les hippies dans les années 60-70. Des couleurs, des décos sympas, plantes et fleurs au rendez-vous, bref on a beaucoup aimé ! On a un peu moins aimé la fameuse « maison bleue » adossée à la colline de Maxime Le Forestier : nan mais allo quoi ! Pas de colline mais une rue toute simple, et la maison ressemble à n’importe quelle autre…


Pour la petite histoire cette chanson est née après que son auteur ait gagné un concours de musique en Angleterre : direction SF et ses hippies, c’est là qu’il vécu quelques temps dans cette maison entre pétards et guitare, avant de devoir repartir en France. Le Forestier reçu alors une lettre de ses amis haut perchés lui expliquant qu’il leur manquait beaucoup, et préféra leur répondre par une chanson !

Autre endroit original : Lombard Street. La rue ici est tellement pentue qu’on y a construit une route faite de 8 virages très serrés, ce qui lui permet d’obtenir le titre de « route la plus sinueuse des USA ». Rajoutez à cela des maisons soignées de chaque côté et des parterres de fleurs et autres buissons taillés au millimètre et vous obtenez un chouette endroit.



 

C’est aussi en haut de cette rue que passe un des fameux cable-car (tramway à traction par câble) de SF : ils sont les derniers au monde à être toujours actifs. Ces wagons font partie des icônes de la ville et ont été créés en 1873 ! Malheureusement seuls les touristes les utilisent, et le prix d’un trajet est exorbitant. On ne montera donc pas dans une des 3 lignes en service mais on aura l’occasion d’en prendre pas mal en photo.






Nous passerons aussi devant le mythique stade de baseball des Giants ! Les autres équipes professionnelles de la ville étant les 49ers en foot US et les Golden State Warriors, mais ça n’intéresse peut-être que moi…

San Francisco abrite aussi plusieurs parcs, le principal étant le Golden Gate Park, où on ira passer une après-midi, le point culminant se trouvant au sommet de la tour du musée d’art contemporain d’où on a une magnifique vue panoramique sur une partie de la ville et de sa baie.

Et puis en parlant de belle vue, on ne peut pas quitter SF sans avoir parlé de son Golden Gate bridge, pont suspendu qui fut le plus long au monde jusqu’en 1964, considéré par certains comme une des 7 merveilles du monde. C’est plus sa forme et sa couleur qui impressionnent, puisque d’autres ponts ont depuis largement dépassé cet ouvrage en longueur. La ville possède aussi le Bay Bridge, moins impressionnant mais il mérite quand même une ligne ici.

Il est temps pour nous de prendre la route vers le Sud et San Diego… See you later !"