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mercredi 28 novembre 2012

Bilan Laos


Bilan Laos 

 Du 30 octobre  au 21 novembre 2012

Ø  Itinéraire :  Huey Sai/ Pakbeng/ Luang Prabang / Vang Vieng/ Vientiane/ Paksé/ Bolaven Plateau/ Champasak / 4000 îles Don Khone

Ø  Transport et hébergement :
Luang Prabang : 2 hotels ( Phongboun GH + Namsok 3), Des vélos 1 fois, bus to vang vieng, bateau to luang
Vang vieng : 1 hotel (sisavang GH), 1 scooter, 1 bus to viantiane
Vientiane : 2 hotels (mixay paradise plus cher mais mieux), des vélos, et sleeping bus to paksé
Paksé : 2 hotels + 1 homestay plateau des bolovens, 1 scooter 3jours, un mini-bus puis une pirogue pour 4000 iles
4000 iles : Des velos 2 fois, 1 hotel (pa kha GH : 40 000 k), 1 pirogue + 2 bus pour Ubon (thailande)
Ø  La Laos, ce qui nous a marqué/surpris/fait rire :

Les tracteurs artisanaux : des motoculteurs assemblés à une longue remorque (voir photo Paksé)
Les cloches à fromage, qui servent à protéger les enfants pendant leurs siestes
Les gens, tous le temps souriant ; les enfants qui disent Bonjour, la « cool » attitude
La quête des moines le matin à Luang Prabang
Les incessants « tuk tuk my friend ! », « waterfall today ? » des conducteurs de tuk tuk

Ø  Les bonnes adresses au Laos :

A Luang Prabang : toute la ville en elle-même est magnifique.
-Plus particulièrement, le marché de nuit (magnifique),
-Notre guest house « namsok GH 3 », très bon rapport qualité-prix, le mieux qu’on est trouvé
-Ou encore le restaurant « le tamarind », vraiment très bon, cuisine Lao gastronomique

-          A Paksé : le loueur de moto, sur la rue principale, «Miss Noy », tenu par le Belge Yves

-          Sur le plateau des Bolovens : Le Homestay « Katu », a Ban Houay Houn km 57

-          Sur Don Khone : La « Pakha Guest house » et le restaurant « Chez Anny » 

mardi 27 novembre 2012

Les 4000 îles : Don Khone



17 au 21 novembre 2012 – Les 4000 îles

Nous arrivons samedi sur Don Khone, une des 4000 îles (Si Phan Don en lao), après un trajet en mini-van de 2h puis un transfert en pirogue d’une quinzaine de minutes (seul moyen pour accéder aux îles). 
 
 

Parmi ces « 4000 îles, il y a 3 îles sur lesquelles on peut séjourner : Don Khong, la plus grande, Don Det, la plus petite et Don Khone, la moins touristique, que nous avons choisie.

Don Khone, reliée à Don Det par un ancien pont français, offre un paysage encore très sauvage, avec sa forêt de bambous et ses belles chutes d’eau. Pas de voiture, seulement quelques scooters et des vélos, des petits chemins de terre. Tout semble paisible ici. 

Nous trouvons tout d’abord notre guest-house, la « pakha guesthouse », avec une chambre sur pilotis en dessus du Mékong, petite terrasse et hamac, et cela pour 40 000 kip (4 euros) ! La patronne est une vieille dame Lao qui parle le français, appris à l’école quand elle était jeune. 


Ici, le but, c’est de se laisser aller, de profiter, de se balader… Et c’est ce que nous ferons dès le lendemain matin ! 
2 vélos et c’est parti dans les petits chemins de campagne, où les agriculteurs récoltent le riz pendant que les enfants s’amusent. Nous en rencontrerons d’ailleurs trois, venu a notre rencontre à grand coup de « Sabaidee » (bonjour en Lao). Nous les prenons en photo, et ça les éclate de se voir ainsi. Ils ne voudront plus nous laisser partir, allant même à s’amuser à mettre leurs bâtons dans les roues de Julien. 



Nous continuons notre route après cette rencontre vers la chute d’eau, encore complètement à l’état sauvage, sans ticket d’entrée ni chemin pré-dessiné : tout ce qu’on aime ! Après avoir tenté plusieurs chemins, nous la trouvons enfin, magnifique !

 
 Ju se baigne, nous prenons des photos, puis je le convainc de remonter encore un peu dans la forêt et les branchages pour trouver la source. Bon d’abord, le chemin dans la forêt était pas génial génial, on se prend des branches dans la figure, etc… Mais je trouve ça cool moi ! 

Enfin … jusqu’à ce que Ju m’arrête au bout d’un moment et me dise : « Stop… t’as pas vu sur quoi tu viens de rouler là !?! ». En effet, je venais de passer sur un gros serpent bien large, plus d’un mètre !) entre la vie et la mort,  mais donc encore vivant ! Self control, mais on rebrousse tout de suite chemin !!! Beurkk, heureusement que je l’ai pas vu avant, j’aurais vraiment flippé et capoté (comme diraient les Québécois). 


Quelques jours après, on va également visiter l’autre cascade, plus touristique celle là, mais avec une plage au bout, parait-il. C’est parti, on reprend les vélos, payons le droit de passage (qui comprend le pont pour Don Det et le chemin vers les chutes mais franchement très cher : 50 000 kip pour nous deux) et sur le chemin tombons sur une locomotive en piteux état. Puis on se rend donc à ces fameuses cascades qui sont très jolies, et déchainées, c’est le moins qu’on puisse dire ! 

Après avoir mangé un bout de sticky rice plein de fourmis mortes (beurkkk), on va enfin à la plage. Et en effet, ça ressemble à une vrai plage, avec du sable (qui fait 90°, on se crame les pieds !) et un bout de crique venant des chutes un peu plus haut. C’est frais, ça fait tellement du bien ! Il ne faut pas essayer d’aller nager par contre, car le courant est assez fort… C’est juste histoire de faire trempette les fesses dans l’eau.



On va ensuite visiter Don Det (autant profiter un max de notre « droit de passage »), en traversant l’ancien pont français. Il y a encore d’ailleurs quelques restes des colons français sur cette île : le pont en béton, construit au XIXe siècle, ainsi que les restes de l'unique voie ferrée (d’où la loco) bâtie au Laos avant le XXIe siècle. Ce lien ferroviaire permettait de faire passer les marchandises du Laos au Cambodge en évitant les chutes de Phapheng. 


L’île est petite, nous la parcourons en un peu plus d’une heure, et nous rendons compte, qu’en effet, elle est plus touristique. Des guest house un peu partout, un tourisme de jeune, des Happy Menu et de l’alcool. On se croirait revenu à Vang Vieng… Pourri !

Sinon, les journées sont « à la cool ». Lecture, sieste, bon petit repas au bord du Mékong, couché de soleil magnifique…. Peace and quiet ! 


Notre coup de cœur : un petit resto, « chez Annie ». Pas trop de gueule le resto, je m’y étais arrêtée au départ pour internet. Et j’ai découvert un endroit super, tenu par une femme ayant trois gamins adorables (bien que geignards). Le petit notamment nous a bien fait rire. Les plats étaient tellement bons, préparés sur le moment. A recommander !




Quelques jours plus tard, voulant encore faire pleins de trucs, on a un peu compté les sous et on s’est dit : « ha ba en fait, on a plus trop de sous, il n’y a aucun distributeur sur l’île, faut prendre les billets de retour… Bon ben on va y aller, hein ?! » ; Mais on serait bien restés encore, tellement on y était bien.

Le dernier soir, panne de courant sur le deux îles ! Cela à duré une bonne heure, et on a pu faire notre dernier repas « chez Annie » à la bougie (plantée dans une bouteille de Lao beer). So romantic ! Le petit, qui venait de se laver, courait à poil dans le resto. Il venait de Ju à moi pour qu’on le frotte avec la serviette, et ça le faisait marrer.

Ce fut en tout cas un super  moment sur cette île, très reposant, ressourçant, et campagnard ! En espérant que cette île ne deviendra pas au fur et à mesure comme les autres, un repère à touristes.

L'école de Don Khone



dimanche 18 novembre 2012

Paksé et le plateau des Bolovens



13 au 15 novembre 2012 – Paksé et le plateau des Bolovens (JU)

Paksé nous voilà ! Il est 6h du mat’ et on a encore la tête dans le… fondement quand les mecs du bus nous secouent pour expliquer à ceux qui descendent ici qu’il est temps de bouger ! 

Un peu tendu le réveil… le temps de se situer sur le bout de plan dont on dispose et on marche dix minutes en direction d’une rue sur laquelle on pourra trouver bonheur : on teste à peine une guesthouse et on décide de s’installer, prix correct, chambres proprettes et eau chaude nikel ! 
On se motive pour aller prendre un p’tit déj’ chez l’indien d’en face… mauvais choix c’était plutôt dégueu, autant le café que le pain. 

Retour à la guesthouse pour récupérer de la nuit. Ségo se met à taffer l’itinéraire et je descends fumer une clope sur le perron où trois chauffeurs de tuk-tuk font la causette. L’un d’entre eux vient vers moi et me salue dans un Français très correct. Il parle même bien le gars ! Il me demande d’où je viens, on fait connaissance et au fur et à mesure il veut que je corrige les phrases qu’il me sort. Son nom est Bounphéng. Je lui  écris sur un petit carnet et il répète, me dit que je suis « bon professeur » et je le complimente sur son français en me marrant tout du long parce qu’il s’arrête pas une seconde. 

Après une bonne demi-heure il m’invite à venir manger dans la maison de son grand-frère, et évidemment j’accepte, tout heureux. « A douze heure et quart » heuuuu… « midi et quart, correct ? ». « Ta femme veut venir c’est okay ! ». Le RDV est pris, je remonte expliquer tout ça à Ségo, ça nous laisse faire un p’tit somme avant. 
On descend donc à l’heure prévue et Bounphéng nous attend déjà dans la montée d’escaliers : on arrive à peine à monter à deux sur son tuk-tuk qui ressemble plus à un side-car avec un moteur de tondeuse, et il nous conduit jusqu’à chez son frère.


 L’homme nous reçoit, il est malade (il a dû faire un AVC, il est hémiplégique) et assez âgé mais tout content de nous recevoir : il parle aussi un peu français et nous sort même quelques citations de Voltaire (que pour être honnête on ne connaissait même pas lol), et Bounphéng en profite pour nous sortir son dico de poche en nous expliquant qu’une fois de retour en France, il aimerait qu’on puisse lui en faire parvenir un plus gros, ses yeux lui empêchant de lires les petits caractères. 


On prend donc son adresse avant de passer à table et de déguster un gros bol de soupe au bœuf, copieux et délicieux. Il nous ramène ensuite à l’hostel sans rien demander si ce n’est quelques dernières phrases sur son petit carnet. Une belle rencontre avec quelqu’un de très ouvert, souriant et désintéressé : que du bonheur. On passe lui acheter un nouveau carnet sur le chemin de l’hostel. 

L’aprèm en mode détente-repos et le soir on redonne une chance à l’Indien, cette fois pour un vrai repas : on a bien fait, le Chicken Tikka, les nans et le poulet à l’aïl sont de bonne qualité. Juste après on va jeter un œil aux locations de scooter et autres motos et on tombe sur un belge excellent, Yves (et Miss Noy), un grand maigre hyper accueillant qui nous explique tout ce qu’il y a à savoir sur le plateau des Bolavens. On prend donc RDV pour le lendemain matin avec lui (il peut nous garder nos sacs gratuitement, nous filera une carte sommaire mais bien expliquée et un scooter pas trop pourri, ce qui est déjà pas si mal au Laos).

Mercredi 14 novembre 2012

Réveil vers 8h, on prépare nos sacs pour le plateau des Bolavens (culture du café). On laisse nos gros sacs chez Yves, le loueur belge rencontré la veille, qui nous donne ses derniers conseils pour le trip pendant qu’un autre couple de Français un peu… frileux ouvrent de grands yeux quand on leur explique ce qu’on s’apprête à faire en scooter ! J’espère qu’on les recroisera pas ces deux là, ils ont ni l’air démerde, ni bien malins… 

On enfile donc les casques et on grimpe sur notre deux-roues direction Champassak et son temple, enfin plutôt ses ruines. Une bonne heure de route vers le Sud, route bien goudronnée et soleil brûlant au programme. La route se détériore franchement quelques kilomètres avant le Wat Phu et j’esquive tant bien que mal des trous de plus en plus nombreux et de plus en plus gros : jusqu’à un vicieux dans lequel la fourche avant se plante bien correct… heureusement pas de dégâts mais un p’tit coup de flippe au passage ! ( Ségo : Moi, derrière, j’ai quand même bien volé ! ).
On mange dans un p’tit resto un peu avant l’entrée du site, puis on passe à la caisse pour acheter nos billets (tous les temples « connus » sont payants, un droit d’entrée de 10.000 kips en général pour les étrangers). Mais ici c’est 5 fois plus cher (45 000 kips), donc on décide de zapper, Yves nous avait pas vraiment mis au parfum… Pour repartir, et histoire de pas se taper la même route, on parcours le village d’à côté à la recherche d’un bout d’embarcadère pour traverser le Mékong… Pas évident à trouver du tout mais on tombe dessus au bout d’un moment et on peut donc embarquer avec le scoot, les sacs et trois autres « locales ». Le bateau est plus un bricolage qu’autre chose mais est étonnamment stable : ce sont en fait deux petites pirogues reliées par des planches, ni plus ni moins, encore une invention dont les Laos ont le secret. Un bout de moteur à l’arrière et c’est la fête ! On traverse donc le fleuve qui est ici au plus large, c’est sympa. Juste avant on aura croisé moult écoliers, matté une partie de pétanque, passé à côté ou éviter chiens, sangliers, porcs, buffles et autres bestioles… 



"Place des Marseillais" indique la pancarte

 Puis direction le plateau des Bolavens avec une première chute d’eau qu’on trouve assez facilement même si on était à deux doigts de tomber en panne (merci gentille petite station sortie de nulle part lol). On entre dans la jungle ou presque, et après quelques bungalows de fortune et un petit pont de bois (spéciale dédicace à Yves Duteil !), c’est l’occase de faire trempette. Le cadre est super chouette et nous donne un peu de force. 



Reste maintenant à trouver la « home stay » conseillée par Yves à une quinzaine de kms de la chute.

Un panneau au bord de la route nous l’indique, elle se trouve à 200 m en contrebas. On est bien naze mais l’accueil nous requinque : le « gérant » est un Lao, Vieng, qui vit ici avec femme et enfants (2 petites filles).





Jusqu’à l’année dernière il bossait dans les plantations de café 14h par jour, 365 jours de l’année ou presque. Et puis il en a eu marre que le gouvernement lui rachète sa production à des prix dérisoires et a donc pensé à accueillir des gens chez lui. 

Pour l’instant le confort est sommaire (paillasses toutes simples, moustiquaires) mais il a installé l’électricité, propose de visiter les plantations et tente d’améliorer le lieu « step by step » comme il dit. Il ne veut pas risquer d’emprunter à la banque pour éviter d’hypothéquer sa terre au cas où le home stay ne fonctionne pas suffisamment bien. 



Vieng parle bien anglais et c’est un gars sympa qui se marre souvent. Juste à côté de la maison sur pilotis se trouve les plantations de cafés mais également de cacahuètes. 


Le café sur l'arbre (en haut), puis le café en train de sécher avant de le rôtir

On boit un peu d’eau en goûtant les fameuses cacahuètes pendant qu’il nous explique sa vie, au calme, avant de manger un bol de soupe que sa femme nous prépare en cuisine. Une bonne nuit de sommeil dans cette grosse cabane en bois va nous faire le plus grand bien ! (il a d’ailleurs construit le toit et une pièce qui fait office de garage avec des Français de passage l’an dernier).

Jeudi 15 novembre 2012

Autant le dire tout de suite : c’est LA journée de la loose… Tout débute pourtant bien avec un excellent café du plateau Bolavens préparé par Vieng, et un chocolat chaud pour Ségo. Mais notre programme est chargé avec une demi-douzaine de chutes d’eau à explorer et la visite de plantations de café en perspective et on le quitte après avoir récupéré sa carte de visite et signé son livre d’or. On n’a pas forcément très bien dormi mais mieux que dans certaines guest house ceci-dit ! 

La première étape sera pour les chutes d’eau de Tad Lo, les plus célèbre, qui se situent à environ vingt kms de là, après un pont sur un chemin à droite. On suit donc les infos et les rares panneaux avec photo qui indiquent le site puis plus rien… On continue donc de rouler mais impossible de trouver ce foutu chemin ! On décide donc de s’arrêter dans un village un peu plus loin sur la route pour s’apercevoir qu’on a fait trop de chemin pour que ça vaille le coup de faire demi-tour. 

On boit un coup histoire de savoir ce qu’on décide (note de Ségo : « Une bière Lao à 9h du mat’ quand même ») et finalement on se dit qu’on va tracer pour trouver une guest house plus loin, pas très loin de 4 autres chutes d’eau, et tant pis pour Tad Lo ! Notre loueur de scoot’ nous a en effet indiqué deux adresses, une tenue par un Néerlandais qui se fait appeler « Mister Coffee » et l’autre par un Franco-laotien un peu avant sur la route du retour vers Paksé.

On arrive donc dans ce coin avec une autre chute d’eau sympa mais impossible de trouver le chemin d’accès… C’est pas grave trouvons une guesthouse histoire de poser les sacs et on insistera : on tombe alors sur le café de Mr Coffee (lui n’est pas là) et sur un couple de Suisses qui nous explique que les hostels courent pas les rues ici… On en trouve un sur une petite colline mais pas donné, et pas très propre. (Ségo : On peut surtout dire que la ville en elle-même n’est vraiment pas chouette, j’ai pas envie d’y rester du tout !)

Tant pis on trouvera bien quelque chose pas très loin des chutes… effectivement on peut trouver quelque chose mais ce sont des resorts ou la moindre piaule coute 30 dollars ce qui n’est pas exactement dans notre budget ! On glane néanmoins quelques infos auprès du Néerlandais qui est sympa mais à une logique de businessman donc on se tire de là. Un dernier essai pour trouver une guesthouse potable, mais pas plus de résultats… Trop c’est trop ! 
On commence à se tendre un peu tous les deux et après réflexion on décide de rentrer sur Paksé, quitte à revenir sur les lieux le lendemain, histoire de retrouver un peu de confort pour pioncer ce soir. La pluie commence à tomber en plus. Reste environ 40 kms qu’on avale d’une traite mais en arrivant notre hôtel fétiche est plein… La loi des séries qu’est ce que vous voulez… On se fait donc tous les hotels et guest houses de Paksé qui sont soit crades et abordables, soit trop chers. Heureusement on en trouve un qui fera l’affaire pour une nuit. 

Ha ! Une bonne douche, ça fait du bien (ségo : C'est aussi là où je me rend compte que je me suis fait bouffer par les moustiques ! J’ai des plaques de boutons pleins les bras et les jambes, que je tente de ne pas gratter ! Journée de la loose, vous comprenez mieux pourquoi maintenant ?).  

On reprend le scoot pour aller manger un bout le long du Mékong, un resto au cadre sympa. Juste à côté de nous une table de locaux qui ont déjà tombé quelques bières et à peine notre Lao Beer commandée, un des gars se lève, et commence à taper la discut’ avec nous : il s’appelle Bob – surement son surnom australien –  (un Lao installé en Australie, la soixantaine ou presque, de retour au pays quelques temps pour voir son frère malade) et parle très bien anglais. 
On fait connaissance et il commence à remplir nos verres avec sa bière et celles de ses deux potes, puis on leur rend la pareille et on trinque pendant une bonne heure tout à tour une dizaine de fois. Ses collègues voudraient bien tchatcher aussi mais ils pannent rien à l’Anglais donc ben… on trinque quoi ! 

5 bouteilles plus tard on commande enfin notre bouffe pendant qu’ils finissent leur apéro, puis on les voit se lever : on se dit au revoir et Bob nous laisse une bouteille en cadeau et quelques chips à la crevette en bonus. Bien sympa cette rencontre ! Côté assiette mon poisson entier est délicieux bien qu’un poil épicé, et je vous parle pas du plat de Ségo, sensé être « no spicy » mais qui à l’air d’arracher sérieux si je m’en fie aux flammes qui sortent de sa bouche!



Retour au bercail après cette petite récré qui nous a fait oublier la journée en carton qu’on vient de passer. On passera encore la journée de demain à Paksé avant de filer plus au Sud en direction de la zone des « 4000 îles ». 

Le soir, on va rendre le scooter au belge. On lui explique qu’on n’a pas trouvé Tad Lo, LA plus grosse chute d’eau, et il nous demande comment on a bien pu faire pour la louper. « C’est inloupable », nous dit-il. Mais bon, elle est très touristique, donc ce n’est pas trop grave ! 

Re bon foutage de gueule quand on lui dit que sur son scoot, il n’y a pas de lumière. Il nous montre juste le petit bouton qu’il fallait mettre sur ON, et là, ben on a bien l’air con ! 

On va manger dans un ptit resto qu’il nous conseille, et là on tombe sur nos 2 suisses, Corentin et Elodie (plus Bretons que Suisses d’ailleurs) croisés la veille chez Mister Coffee. On passera la soirée à discuter avec eux : deux ergothérapeutes, un peu breton, un peu de Nantes, et installés à Lausanne. Eux voyagent pendant 3 mois au Laos et au Sri Lanka ! La classe ! 

Le lendemain, c’est parti pour les 4000 îles ! Nous avons choisi de nous poser sur Don Khone, la moins touristique. Pour cela, c’est un bus puis une pirogue jusqu’à l’île : encore une nouvelle aventure ! 

Sur le marché de Paksé : Des grands sacs de tabac !

Le tracteur Lao, très original : tout en longueur !


Le Lao Lao, alcool réputé ici ! Ils y mettent toutes sortes de bestioles pour donner du goût... Mmmm