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jeudi 4 avril 2013

Bonnes adresses, bons plans Fiji (pour routards)



Bonnes adresses, bons plans Fiji

A Nadi : 

-          - Aller dormir le wailoaloa beach resort (piscine, salle de sport, wifi et petit-dej’ compris… Attention aux moustiques le soir. Prix allant de 15$ FJ pour le dortoir et 50$ la chambre devant la piscine).
-          - Aller manger au Bamboo (pas très loin du wailoaloa) : Bon et pas cher ! Le mercredi et le dimanche c’est spécialité Fijienne.
-        -  Les hot springs et le mud pool : un peu difficile à trouver mais trop bien ! ça se situe après le jardin botanique, et c’est 15 $ pour tout.


A SavuSavu :

-         -  La guest-house « paradise guest-house »
-          - Le mini bout de restaurant à gauche du marché, qui fait du poisson lolo pour 5$ divinement bon !

A Taveuni :

-         -  Le chottu’s motel : Grande chambre super bien équipé avec cuisine, wifi, etc…

L'école au Fiji



L’école aux Fiji – 13 mars 2013
Sur l’île de Taveuni, entre deux pluies, nous allons dans une école demander si nous pouvons la visiter. Le directeur de l’école nous donne rendez-vous pour le lendemain matin. 

La « district school de SomoSomo » est une école au bord de l'océan ! On n'y trouve que des enfants Fidjiens, malgré la grande part d’Indo-fidjiens vivant dans le pays. D’autres écoles sont uniquement indiennes. Je n’ai pas bien compris si c’était à cause de la religion ou de la langue (dans les écoles indiennes, on apprend l’hindi en plus de l’anglais) ou si cela concerne le fait qu’ils ne s’aiment pas beaucoup, mais en tout cas c’est ainsi. 

L’école au Fiji n’est pas obligatoire. Pourtant, près de 98% des enfants vont à l’école pendant le premier cycle. Le second cycle est un peu déserté par la suite car payant. C’est une scolarité bilingue : en primaire on étudie l’anglais, langue officielle et obligatoire, puis le Fijien ou l’Hindi. Tous les enfants y portent un uniforme.
A l’école fidjienne de Somosomo, dirigée par son directeur Monsieur Waqa, il y a 3 classes primaires, et environ une trentaine d’élèves par classe, divisés en 3 groupes d’âge. L’école est ouverte du lundi au vendredi, de 8 heures à 15 heures. Les enfants commencent l’école à 6 ans seulement.

Quand nous arrivons, le matin à 8 heures, les enfants finissent la prière. Nous sommes ensuite accueillis par le directeur lui-même, qui nous présente aux enfants. Nous parlons un peu d’où nous venons et de comment se passe l’école chez nous. Les enfants sont surpris que nous n’ayons pas l’uniforme. La rencontre durera environ 15 minutes, puis les cours commençant, nous devons quitter la classe. 

Demandant à pouvoir prendre quelques photos discrètement avant de partir (je pensais prendre une ou deux photos pendant le début de la leçon), le directeur, tout content, fait sortir tous les enfants pour prendre une photo de groupe devant l’enseigne de l’école. Les enfants, eux, ont l’air tout content de cette récré improvisé. Okay, pour la discrétion, c’est raté !

Le lendemain, nous reviendrons en fin de journée pour amener un jeu de société que nous avons pu acheter dans le supermarché à côté (un « Qui-est ce ? », pour ceux qui connaissent) et que nous voulons offrir à l’école. Mais personne dans l’école. .. nous entendons du bruit venant d’une salle en face. Nous y allons donc, et retrouvons notre cher directeur d’école. Nous lui expliquons que nous sommes venus pour lui offrir un jeux pour l’école. Et voila qu’il nous amène dans la salle, ou les enfants sont en train de faire un spectacle ! 


Le directeur
C’est la fin du spectacle, nous arrivons à la fin de la dernière chanson. Nous applaudissons, et le directeur, toujours en toute discrétion, demande aux enfants de recommencer, juste pour nous. Tout le monde se tourne alors pour nous faire face, et la chanson recommence. Super ! (même si on aurait aimé se mettre juste dans un coin pour écouter comme les autres). Il fait ensuite une annonce publique comme quoi nous offrons un jeu, etc … Holala, je deviens rouge… Ce n’était pas le but, mais le directeur à l’air tout content ! Bon, tant mieux.




















Quelques jours plus tard, nous tentons d’aller voir l’école indo-fidjienne, pour voir la différence. L’école primaire ne pourra pas nous recevoir, mais le jardin d’enfants nous ouvre ses portes et nous explique très gentiment leur fonctionnement. 

Les enfants ont entre 5 et 6 ans, et ne viennent qu’en demi-journée : 25 le matin et 25 l’après-midi. Ce n’est pas encore l’école, donc pas obligatoire.
Le moment où nous y sommes, les enfants sont en train de dessiner sur leurs ardoises, et de compter le nombre de balles dessinées (de 1 à 5). Le travail n’est pas très suivi par le professeur, et l’exercice se terminera sans que certains n’aient rien marqué sur leur ardoise. S’en suit le repas (ou goûter) après la traditionnelle prière cela va sans dire. Les enfants appellent leur professeur de manière répétée: « teacher, teacher, teacher », c’est assez marrant. Nous les laisserons manger tranquillement, et remercions le professeur pour toutes ces informations.

Fiji, 2ème partie (Taveuni, Mana)



Fiji, deuxième partie – du 9 au 29 mars 2013

Nous arrivons à Taveuni le jour même, le 9 mars, dans la ville de Naqara. Taveuni est une petite île, et le mot « ville » est en fait un bien grand mot : un hôtel, une petite superette, un marché et une école. Nous nous rendons donc à l’hôtel, le Chottu’s motel, tenu par un indien dénommé Mukesh.






Il nous dit avoir une chambre seulement pour ce soir, mais c’est bon, on prend tout de suite : la chambre est super grande, avec un bout de cuisine et une douche chaude, le bonheur ! 
En remplissant le check-in, je lui dis en rigolant : « C’est mon anniversaire demain, vous me faites une petite réduction ? ». Il ne répond pas, a l’air soucieux, je réplique de suite que c’est une blague (en plus, sa chambre est très bien rapport qualité/prix). Mais lui est de plus en plus sérieux et me demande s’il peut voir mes papiers. Bon okay, je sors mon passeport et lui montre la date de naissance. Et là, il me dit : « okay, et bien je t’offre la nuit d’hôtel »… QUOIIIII ????!!!!

Oui, en effet, on a bien eu la nuitée gratos, le gars était sérieux, et l’hôtel est tellement bien que dès le lendemain on y retournera et on y restera toute la semaine. Il a bien géré son truc. On sympathisera avec lui pendant la semaine, il nous fera visiter la maison qu’il construit, une belle villa sur deux étages dont il est très fier. Step by step.

Entre deux, on trouvera un hôtel un peu plus loin, à Matei, le Bibi’s Hideaway, incroyable pour son jardin et la maitresse des lieux, super accueillante. Elle nous ramènee un fabuleux plat avec pleins de fruits et nous invite dans son immense jardin, plein d’arbres fruitier. On a pu aller cueillir tout ce qu’on voulait en se promenant… Miamm des oranges, des bananes, des fruits de la passion !!

Le 10 mars, jour de mon anniversaire, nous allons… à la messe ! Et oui, comme quoi tout arrive. Tout simplement par ce que la messe, au Fiji, est très importante et pendant le temps de la cérémonie, la vie semble s’arrêter. Tout le village se rend à la messe le dimanche, et chante en chœur. Hommes, femmes, enfants. C’est impressionnant !

Toute la semaine il pleut, des torrents, des averses, un déluge …. On commence à avoir l’habitude. On continue nos parties de UNO (je commence à être pas mal), on bouquine, on regarde des films, on se fait bien c….. On profitera de la seule matinée où il ne pleut pas pour aller aux waterslides, des toboggans naturels dans la forêt. Je n’ose pas, mais Ju se lance, se fait bien mal au fesses la première fois, puis kiffera la deuxième. C’est un taximan indien qui nous emmènera jusqu'à là-bas (car impossible à trouver sinon, c’est bien planqué). Il nous fera faire toute une petite visite après, avec le date line (la ligne du changement de jour), qui coupe l’île en deux.




Nous irons également visiter deux écoles (sur lesquelles j’écrirai un article plus tard).

C’est reparti pour Suva et l’île principale Viti Levu. De nouveau 20 heures de ferry et nous arrivons au petit matin, récupérons la voiture de location, que nous avons encore 3 jours. 

Direction Colo-i-Suva. C’est une forêt tropicale dans les hauteurs de la capitale, dont nous avait parlé le couple de Français. Après une nuit dans l’hôtel d’à coté, le beau temps est avec nous aujourd’hui, et nous en profitons donc pour faire la promenade. Des chutes d’eau et un lagon extra, sans personne, avec une grosse liane pour sauter et se prendre pour Tarzan.

On trouve quand même des trucs bien aux Fiji !




La cuisine par exemple. Les Fdjiens ont des plats bien à eux, malgré que tous mangent de la junk food. Nous avons pu gouter le poisson lolo (voir autre article), mais également le kokoda fish, un poisson cru mariné dans du citron vert, juste divin !

Retour ensuite à Nadi et au Wailoaloa Beach Resort, où nous avions séjourné à notre arrivée. C’est un hôtel situé entre l’aéroport et Nadi, pas trop cher, avec une piscine et une salle de gym pas mal. Il ne donne pas sur la mer, mais étant donné la gueule de la mer vers Nadi, ce n’est pas très grave. Sauf que… Ben sauf qu’on est des gros poissards. Le lendemain, je me lève couverte de bouton qui me démangent ! Des bedbugs, comme ils appellent ça chez nos amix anglo-saxons. Et Ju aussi en est plein, mais en plus il fait une réaction allergique, et les boutons font des grosses plaques rouges. La poisse je vous dis, la poisse ! On prévient l’hôtel, et grâce au dos de Ju (que nous montrons à la manager), on nous changera de chambre pour une beaucoup plus belle et plus chère, en face de la piscine. Faut voir le positif !

Après d’âpres négociations, ça y est, on va enfin pouvoir aller sur une petite île, profiter de la mer et de la
plage quelques jours. On s’est finalement résolus à prendre un de leur « package », seul moyen pour se rendre sur une île paradisiaque.
Nous choisissons une formule 5 jours/ 4 nuits au Ratukana backpacker resort, sur Mana Island (Mamanuca Islands). En espérant qu’il fera beau et que ça ne sera pas trop backpacker (synonyme de pourri, délabré et sal aux Fijis).
Cadeau d’anniversaire des parents de Ju et de ma maman qui va finalement être génial ! Merci !!! 

Ça, c’est les Fiji : petite île des archipels de Mamanuca, accessible par bateau dans cet océan pacifique aux couleurs magnifiques. 5 jours de farniente entre plage, baignade, repos, lecture, snorkelling et canoë.  

On y fera la connaissance d’un couple de Français, Vinciane et Damien, avec qui on passera une journée, à fabriquer des bijoux en noix de coco, mais surtout à découvrir la fameuse sunset beach, une plage de sable blanc et d’eau transparente, quasi-déserte. Quasi, car quand on arrive là-bas, une japonaise en robe de mariée s’y fait photographier. On en profite donc pour jouer aux mariés l’espace d’un instant. Photos magnifiques ! 

C’est aussi sur cette plage qu’on verra un petit « seasnake », serpent de mer qui vit normalement sous les
pierres à quelques mètres du rivage, aux couleurs bleu et noir : il ne semble pas très en forme mais heureusement car on apprendra que son venin, une fois injecté, laisse à sa future victime 25 min pour profiter de son agonie… une autre espèce de seasnake fidjien à la robe orange et noire possède lui un venin capable de tuer 8 hommes d’une morsure, et 5 min avant de tuer une seule personne… courage, fuyons !

Le lendemain, je m’attelle a fabriquer un panier en tressant des grandes feuilles de cocotier. Résultat magnifique, je suis dégoutée de pas pouvoir l’amener avec moi, mais les enfants à qui nous l’offrons sont tout contents. 

Le dernier jour, je me mets en tête de retrouver la maison que mes parents avaient louée à l’époque sur l’île. Après avoir parcouru un moment les alentours, je tombe sur un chemin privé, tant pis je continue et rencontre le gardien de la maison. Très sympathique, il me laissera en faire le tour, amusé par mon histoire, et nous parlera de son pays, de sa famille, dont son frère qui est rugbyman en France.






Le soir, on aura le droit à un petit spectacle des enfants du village. Des chansons apprises dans l’unique
école de l’île, et qui est une école adventiste : les chants sont vraiment beaux mais un poil trop religieux et on est pas loin du bourrage de crâne mais comme ils sont mignons on restera à les écouter jusqu’au bout…

Puis c’est le retour à Nandi et en Nouvelle-Zélande le temps d’une journée, avant notre vol pour Santiago le 30 mars à 16h, qui arrive, malgré 11h de vol…. Le 30 mars à 10h30 du matin ! Longue longue journée !!! Et oui les miracles du décalage horaire nous ont permis de remonter le temps, et ainsi de passer la plus longue journée de l’année…












vendredi 15 mars 2013

Les îles Fiji, 1ère partie



Fiji- du 27 février au 29 mars 2013

ségo : " Bula !!! (prononcez « Boula » c’est bonjour en fidjien, et on l’entend partout). 
Les Fiji… Souvenirs d’enfance d’un pays magnifique que nous avions parcouru avec mes parents en 1996. J’en avais fait les éloges à Ju, concernant ses plages de sable blanc, son eau translucide et ses étoiles de mer bleues. 

Nous arrivons donc le 27 février, pleins d’espérance et pressés de découvrir toutes ses merveilles… Pressés ?? Non, ici, il ne faut pas être pressé : nous découvrons le « fiji time », manière d’être peace et de prendre son temps. Nous attendrons une bonne heure la personne devant venir nous chercher à l’aéroport. Il pleut des trombes d’eau, c’est la mousson !

Nous trouvons un petit hôtel entre l’aéroport et Nadi (qui se prononce « Nandi »), 2ème ville des Fiji (après Suva, la capitale). Les îles Fiji enfaite, c’est une multitude de petite îles : il y en à 333 en tout. 150 environ sont habitées, et la plus grosse, Viti Levu, comprendNadi et Suva.

Pour aller à Nadi, nous prenons ensuite un bus local, une vieille carlingue de la nuit des temps, qui grince et craque de partout. La seconde ne marchant visiblement pas, le chauffeur passe de la première à la troisième directement, avec une dextérité remarquable d’ailleurs. Il continue à pleuvoir des cordes, mais pas d’essuie-glaces non plus sur la vitre fendue de l’autobus, et pas de carglass répare, carglass remplace !  



Le bus passe sur une route où il y a plus de trous que de bitume et passe d’ailleurs également par la plage, mais vraiment SUR la plage, à 3 mètres à peine de l’eau, sur le sable, tranquille ! 

Nous arrivons enfin à Nadi, et là, on a l’impression d’être dans les années 60. Tout est un peu vieillot, pas entretenu. Même en Asie, on n’avait pas eu cette sensation là. Par contre, il y a une rue avec des magasins pour touristes, et là, tout est impeccable… Gros gros contraste.

Et on va découvrir que ce contraste est bel et bien réel partout ! Des resorts, que ce soit sur l’île principale ou sur les petites îles adjacentes, ont été faits pour les touristes et sont impeccables (grand luxe, tout neufs, belles plages, etc…), et quand on sort de ces endroits, plus rien. Et même, ont a l’impression de pas vraiment être les bienvenus (vous êtes des touristes, alors restez dans vos trucs à touristes, ici c’est chez nous). 

On explique à certains Fijiens ce que NOUS on recherche (rencontrer des gens, vivre la vie « à la local » et partager leur culture), ils nous proposent des packages d’hôtels à touristes avec tout les repas compris et un p’tit spectacle « traditionnel » en fin de soirée, genre fijiens déguisés, joué a répétition pour les touristes. Vraiment pas notre délire quoi ! Et pas d’office de tourisme, toutes les infos sont compliquées à avoir, tout est assez cher (les fiji sont une destination de luxe ! ), on a du mal à s’organiser et à faire un semblant d’itinéraire de notre mois ici, comme  ont le fait normalement. On a l’impression que TOUT est compliqué, si on ne veut pas passer par le biais d’un séjour tout organisé comme on nous le propose. Voila notre ressentiment en ces premiers jours, et un peu notre découragement (on peut le dire) par rapport à la suite du périple, avec en plus la pluie qui n’arrête pas. 

Ju: " On aura l’opportunité par contre d’assister à un tournoi de rugby : ici c’est LE sport national, on pourrait même dire que c’est le seul sport qui intéresse réellement les Fidjiens, même si les Indo-fidjiens pratiquent et suivent aussi le cricket, la ferveur n’est pas comparable. Pour ceux qui n’y connaissent rien ou pas grand-chose, le rugby le plus connu (et le plus complexe avec ses règles qui n’en finissent plus) se joue à 15 contre 15. Existe aussi le rugby à 13, mais celui qui fait vibrer tout le monde ici c’est le rugby à 7. 

Il se joue sur le même terrain, et en seulement deux mi-temps de 14 minutes, et sans temps-mort. Tout est basé sur le jeu de passes et la vitesse, ainsi que sur les duels 1 contre 1 : pour faire simple c’est beaucoup plus vivant et plus sympa à regarder qu’un match traditionnel, n’est-ce pas Ségo ?!? En tout cas la tribune est noire de monde et l’équipe vainqueur repart avec un chèque de 10.000 dollars (environ 4.200 euros), le tout en musique et sous le soleil (assez rare pour être souligné !). 

Il y a également ce jour là une petite fête foraine avec des manèges hors du temps !!"

Ségo: "On ira également à Denarau, à environ 10 minutes de Nadi : coin des riches, avec entrées gardées et multitude de resorts comme le Sheraton, le Hilton ou le Radisson, au bord de la mer. La plage est pourrie, mais on ira profiter de la piscine de chacune, bien agréable. Ma préférée : le Radisson, lol !

Reprenant notre courage à deux mains le lendemain, on décide de louer une voiture (compliqué aussi, mais on y arrive), afin de partir à la découverte de la coastal road entre Nadi et Suva, avant de prendre le ferry pour Vanua Levu, deuxième grosse île plus au nord. 

Petite parenthèse : Les Fiji, c’est aussi la liberté au niveau de la transexualité. On hallucine sur le nombre d’homme habillés et maquillés en fille qu’on rencontre. D’ailleurs, une rencontre mythique que Ju à beaucoup apprécié : Mar, dans une agence touristique : belle plante d’ 1,90m qui lui fait les yeux doux et des clins d’œil tout le long de notre passage dans son agence, l’appelant « Darling ». Mort de rire ! C’était exceptionnel ! Mar lui demandera même si ils ne se sont pas déjà vus quelque part, que la tête de Ju lui rappelle quelque chose, etc … « en boite de nuit peut être ?? » hahahahah, énorme ! Et la tête de Julien, encore plus énorme !

On profite d’avoir la voiture pour aller voir le mud pool et les hot springs qui sont vers Nadi. Génial ! (enfin un truc cool !) Après s’être bien perdu (l’endroit est isolé, sans panneau), un jeune monte avec nous en voiture pour nous emmener jusqu’au fameux endroit. 







Nous  sommes accueillis par Soti, un Fijien qui connait l’endroit comme sa poche. Il nous emmène jusqu’au mud pool (un étang et un gros seau pleins de boue volcanique) et nous dit de pas être timide, de bien mettre de la boue partout (allez hop, une grosse poignet dans la culotte de maillot !). Après quelques jolies photos, on va se rincer dans une sorte d’étang avec de la boue au fond et les crapauds autour (beurkk ) et ensuite direction les bains chaud. Ce qui change avec la Nouvelle-Zélande, c’est que là c’est naturel de chez naturel : un trou creusé directement dans le sol, avec de l’eau et un tuyau rouillé qui amène l’eau brulante. Mais ça fait du bien ! Avant de partir, on prendra une photo avec notre nouveau pote, qui entre temps nous a parlé un peu de lui, de sa famille et de l’ouragan de décembre dernier (qui a emporté sa maison).

C’est reparti à bord de notre super voiture de location le long de la coastal road. Direction Natadola (réputée plus belle plage de Fiji). Pfff… comment dire ? Le temps est gris et n’aide pas, mais la plage est vraiment pas top. Le soir étant tombé, nous décidons de rester là-bas au bord de la plage, et de dormir dans la voiture (le seul hôtel étant l’intercontinental, pas dans nos moyens). Et là, très jolie bourde de Monsieur Fournier : lorsque l’averse recommence, on se rend compte que la voiture n’a plus de batterie. Il a laissé les phares allumés, batterie en rade complète. Et la fenêtre de la voiture est grande ouverte… Magnifique. Je lui laisse raconter la suite !"

Ju : "La suite c’est que je file au bar du resort adjacent demander de l’aide : là je trouve un couple de vieux ricains au bar, le gars me dit qu’il va chercher sa caisse et me demande de l’attendre sur le perron (il pleut des cordes mais alors des grosses cordasses !). Cool espérons qu’il a les pinces et que ça va jouer, ils sont à peu près notre seul espoir… et là pendant que je l’attend sa femme me prend à partie en me disant pour résumer : « si t’as un soucis t’as qu’à appeler ton loueur, qu’est ce que tu veux qu’on fasses pour toi ? Vas voir ailleurs jeune con » etc etc… Là je souris tellement j'hallucines et lui dis que je n’ai fait que demander de l’aide, rien de plus, que si ils ne souhaitent pas filer un coup de main rien ne les oblige et qu’effectivement je vais aller voir ailleurs (où j’en savais rien mais bref…). Et là cette vieille carne commence à m’insulter, du coup je m’y mets aussi, et le vieux débarque avec son 4x4 : je sors à sa rencontre, il baisse sa vitre et je lui explique ce qui vient de se passer avec sa femme. Et là le type me fait : « Just say her to shut the fuck up ! She’s just a beatch pissing me off for 30 years… » etc etc… Pour la traduction ben c’est quelque chose du genre : « Dis lui de fermer sa gueule, ça fait 30 ans qu’elle me pète les couilles… ». Voilà pour la petite histoire, pour la batterie elle est repartie d’un coup et le ricain pourra boire un verre à notre santé, avec sa vieille carne à ses côtés… Drôle de rencontre."

Ségo: " Le lendemain, c’est reparti, nous irons à Sigatoka et à Pacific Harbour, mais là encore, pas grand-chose d’incroyable à cause de la pluie (à part un transexuel indien avec des sourcils pas gérable, qui finira par donner une petite tape dans le dos de Ju, qui ne s’en remettra pas. Bon j’avoue, il était vraiment dégueu …). Nous allons donc directement à Suva, mais arrivons à la tombée de la nuit, et galérons à trouver un hôtel (d’ailleurs, j’ai failli me faire bouffer par un chien en franchissant la porte d’une guesthouse, la peur de ma vie !!). A ce moment là, vraiment ras le bol, on ressort de Suva (tout en sens unique, bien pratique), et finirons par dormir dans le parking d’un Novotel, où le gardien de nuit accepte qu’on se gare (pas mal mon idée, vu que ça craint la nuit vers Suva, non ?). D’ailleurs le gardien, prénommé Solo comme dans Star Wars, veillera vraiment sur nous cette nuit là, et viendra nous saluer au matin à la fin de son service.

Le lendemain, après deux nuits dans la voiture (vous imaginez notre état), j’entraine Ju jusqu’à la piscine de Suva, (piscine olympique attention !), stratégie pour prendre une bonne douche et nous rafraichir un peu, avant d’aller déjeuner. 
On trouve une petite cafeteria au centre de Suva qui nous prépare un breakfast incroyable et rencontrons là-bas un couple de français super sympa, ainsi qu’un employé de l’ambassade de France. Il nous donnerons quelques bonnes adresses à tester par la suite et quelques conseils sur les Fijis.

Après une bonne coupe chez le coiffeur pour Ju (qui en avait bien besoin), nous partons vers 15h direction le ferry, après avoir laissé la voiture au loueur, que nous récupèrerons à notre retour.

Le ferry part enfin vers 17h et arrivera à 7h le lendemain matin sur l’île de Vanua Levu et SavuSavu. C’est un ancien navire russe, qui devait circuler du temps où la Russie s’appeler encore l’URSS j’imagine, vu l’état. Je passe les détails (j’étais contente, au moins je n’ai pas vu de rats, mais des blattes de compèt’…).

Savusavu : après 3 jours à dormir super mal, on trouve enfin une charmante guest house tenue par une famille indienne (hidden paradise guesthouse), et notamment le proprio, que nous surnommeront Apu, tant il a la voix du personnage mythique des Simpson « Apu » et son minimarket. Les fous rires !!! On a les images pour plus tard. 

On trouve également une petite cantine à côté du marché qui prépare un poisson lolo (noix de coco) trop bon pour seulement 5$ (2,20€). On y retournera 3 fois de suite. 

Sinon, ben on lit, on se fait des tournois de UNO et on regarde des films, seul chose à faire vu que le temps est autant contre nous. Il pleut toute la journée et toute la nuit. Une fois, j’ai même l’impression qu’une tempête s’abat sur nous, tellement il pleut fort ! 

Nous reprenons le ferry quelques jours plus tard, direction Taveuni, ou j’espère que le temps sera meilleur. Le bateau est déjà beaucoup mieux, il y a de la moquette par terre et je m’endors comme une clocharde un papillon dans sa chrysalide."